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FOOTBALL AMERICAIN
DES PREMIERS PAS AU
TOUCH-DOWN |
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Arrivé dans la
région et plus précisément dans le département du Puy de dôme
en 1986, le football américain a eu des difficultés à poser ses
premières marques. Une organisation quelque peu désordonnée, la
présence d’un seul club, ont fait piétiner les velléités des
plus farouches partisans de ce sport particulièrement
spectaculaire. Aujourd’hui, priorité est faite à la
restructuration. Conscients que l’avènement de leur sport passe
par des assises plus solides, les responsables de la ligue d’Auvergne
et du comité du puy de dôme optent sur pour la formation.
Sport culte aux
Etats-Unis, le football américain reste encore relativement
confidentiel sur le vieux continent. Dans le département, il a fait
son apparition en 1986, avec la création du club des Boucliers
Arvernes. Le développement de la discipline s’est alors montré
difficilement contrôlable par la suite, et les multiples
changements de nom du club, qui s’est appelé tour à tour Les
Vigilants en 1988, puis Les Vigilants Arvernes en 1989 en
témoignent. Après un schisme en 1991, les Bourbons font leur
apparition à Cournon. Deux saisons plus tard, c’est la fusion
entre les deux formations pour mettre sur pieds les Servals, qui
aujourd’hui encore, sont les fers de lance de la discipline dans
le département mais aussi dans la région.
Suite à la volonté
de décentralisation des instances nationales, la ligue d’Auvergne
et le comité du Puy de Dôme sont créés. Les dirigeants se sont
alors rendus à l’évidence que, pour que leur discipline perdure,
elle devait être mieux structurée et notamment donner une place
plus importante à la formation des jeunes mais également des
éducateurs. Jean-Luc Condamin, président de la Ligue
explique : " Depuis l’arrivée de la
discipline, nous nous sommes rendus compte que les pionniers
étaient venus pour se faire plaisir avant tout, pour jouer et
trouver des sensations fortes, il n’y avait pas une démarche de
gestion. Nous savions donc que pour que la relève existe, nous
devions amener les jeunes au football américain, et former des
dirigeants ". |
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Le
flag, porte drapeau |
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Un départ à zéro,
avec un projet pédagogique est donc lancé. Sport relativement
physique, le football américain laisse encore nombre de parents
septiques quand il s’agit des petits champions en herbe. L’initiation
passe donc par le Flag, variante jouée par équipe de cinq, où les
contacts sont proscrits, et où il suffit, pour simuler l’immobilisation
d’arracher des fanions disposés sur une ceinture, portée par
chaque joueur. " Notre objectif, poursuit Jean-Luc
Condamin, est de créer plusieurs petits clubs de Flag. Il suffit d’avoir,
au total, huit personnes par structure. Ainsi, nous formons à la
fois les futurs joueurs, et les dirigeants ". En 1997, les
Apaches de Clermont Ferrand ont été créés, suivis des Bateliers
de Pont du Château cette année. Avec le flag, l’entrée du
football américain est désormais possible dans les écoles
primaires et les centres de loisirs.
La politique semble
porter ses fruits puisqu’en France, comme dans le département, le
nombre de licenciés a considérablement augmenté ces dernières
années. Au niveau national, 4000 compétiteurs sont dénombrés et
prés de 6.000 en flag, un chiffre multiplié par six en une saison.
Enfin, sur le plan local, il y avait 57 licenciés en 1999, ils sont
aujourd’hui 111 dont 60 pratiquants. " La progression va
se poursuivre car nous avons un réseau de personnes qui ont envie
de s’investir. Il y a une génération qui arrête la compétition
mais certains veulent rester pour diriger ". |
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Les
Servals ont la côte |
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Aujourd’hui, l’élite
du football américain de la région est concentrée dans le club
des Servals de Cournon d’Auvergne, qui dispose d’une équipe
junior (de 15 à 18 ans), et d’une équipe senior (plus de 18 ans)
qui compte dans ses rangs deux joueurs de l’équipe de
France : Thomas Chakarian et Yann Regnier. Champions de France
de deuxième division en 1998, ils ont été contraints au statu-quo
pour des raisons financières. Vice-champions par la suite, ils
attaquent leur nouveau championnat en septembre. Une compétition
divisée en deux conférences, Nord et Sud, elles-mêmes découpées
en deux poules, un modèle calqué sur la NFL, mais la comparaison s’arrête
là, comme tient à le préciser le
président : " Tout ce qu’on voit à la
télévision est fait par des pros qui ne font que ça toute l’année
et depuis leur plus jeune âge. Certains arrivent au football en
espérant reproduire cela, c’est une bêtise. Ce n’est pas un
fossé mais un canyon qu’il y a entre les deux façons de
pratiquer. "
Mais les progrès sont
constants, et l’objectif reste quand même de pratiquer la
discipline de la meilleure manière possible, " Nous
prenons énormément de plaisir à nous entrainer. Le football
américain est un sport de gentleman pratiqué par des brutes, c’est
à mi-chemin entre les échecs et le rugby, la tactique joue un
rôle prépondérant. Chaque joueur doit avoir une très bonne
technique et la mettre à disposition du collectif. Et contrairement
à ce que beaucoup de gens pensent, c’est un sport intelligent
avec une multitude de combinaisons tactiques répertoriées, que les
joueurs doivent connaître ".
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