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Château
de
La Faye
(photo
F.DORANGE) |
Le
château de La Faye à Olmet
Ce
château faillit disparaître en 1792 lorsque les
administrateurs du district de Thiers ordonnèrent sa démolition,
le propriétaire étant émigré. Son éloignement qui rendait aléatoire
la vente des matériaux qui auraient pu en être extraits le sauva.
Datant du début du XIII° siècle, le château de la
Faye dut être élevé peu de temps après la guerre féodale
ayant opposé les Damas de Couzan en Forez aux Meymont
d'Olliergues d'Auvergne (objet d'un traité de paix rédigé vers
1195 pour surveiller la vallée de la rivière
de Giroux dite de la Faye, affluent de la Dore).
Il a connu bien des aménagements destinés à sa
sauvegarde face aux dangers des
guerres de toute sortes et à toutes époques.
C'est de la fin de la guerre de cent ans que date
entre autres parties la grande tour ronde à mâchicoulis, le
Donjon, dont l'un porte les armes des Bouliers
(une croix ancrée) qui avaient succédé aux premiers
possesseurs connus : les Montrevel de la Faye.
Parmi les figures les plus marquantes de ses
possesseurs successifs, il convient de mettre en
avant Guillaume de Montrevel, sans doute élevé et instruit à
l'abbaye voisine de Thiers où son oncle maternel était abbé, dit
l'Hermite de la Faye, surnom ironique pour un incessant voyageur.
Introduit à la Cour, gagnant la confiance royale, il devint d'abord
chambellan du frère du roi, le duc de Berry, puis conseiller et
chambellan du roi lui-même, sénéchal de Beaucaire et de Nîmes et
gouverneur du Dauphin.
Plus tard, Christophe de Calard réaménagea certaines parties intérieures
du château et prolongea la partie de la galerie située sur les écuries
en l'ouvrant par de larges baies cintrées sur la perspective de la
Limagne et des Monts Dore. Sa brillante conduite militaire - il
repris notamment la ville de Mende aux Huguenots du capitaine Merle
- lui valu de grands honneurs et quelques revenus financiers dont dû
bénéficier notre édifice.
Les Calard tombés en quenouille léguèrent la Faye aux
Tallaru-Chalmazel qui la vendirent aux Simiane qui presque immédiatement
la cédèrent aux Provenchères qui la possédèrent donc durant
trois siècles.
En 2001, Claire-Marie de Provenchères épouse d'Orange hérite du
château. Depuis, le couple travaille à sa restauration
conjointement avec une association "la FAYEssociation".
DORANGE François
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