Cyber63 - Une autre vision du Puy de Dôme - Cadre de Vie - Tourisme

Cyber63 - Version Française




le Mont-Dore

Le Mont Dore
(Photo AB)

Sans avoir des pics aussi élevés que les Alpes ou les Pyrénées, le Puy de Dôme possède des montagnes remarquables. L’une d’elles, le puy de Sancy, est même la cime la plus haute de toute la France centrale.

Le Puy de Sancy se dresse à quelques kilomètres au sud des bains célèbres du Mont-Dore, aux sources de la Dordogne en même temps qu’à l’origine de petits torrents qui se dirigent soit vers la Rue, tributaire de la Dordogne, soit vers la Couze d’Issoire, affluent de l’Allier. Sa hauteur est de 1 886 mètres.

Le massif que domine le puy de Sancy s’appelle monts Dore. Formé de trachytes et de basaltes qui reposent elles-mêmes sur le granit ou le gneiss ; il occupe tout le sud-ouest du département, et se distingue : - par de profondes vallées ; - par des cirques et des défilés taillés dans les roches volcaniques : telles sont la vallée d’érosion de la Dordogne et la vallée de Chaudefour ; - par des dykes ou pics phonolithes de basaltes, dont les plus remarquables sont la Roche Tuilière et la Roche Sanadoire ;- par des orgues ou rangées régulières de colonnes basaltiques telles celles de la Roche-Vendeix ; - par des plateaux de pâturages, sur lesquels des lacs occupent des dépressions naturelles et parfois le fond d’anciens cratères.

Le plus profond est le lac Pavin, à quelques kilomètres au sud-est du puy de Sancy, au dessus de la Couze d’Issoire, à 4 kilomètres de la ville de Besse-en-Chandesse.

A l’ouest, le massif des Monts Dore s’arrête aux gorges de la Dordogne ; au sud il s’abaissent vers la Rue, affluent important de la Dordogne ; au sud-est, il se prolonge par un haut plateau bosselé et rempli de lacs (lacs Pavin, Chauvet, de Bourdouze, de la Montsineyre, de la Godivelle, de la Landie, des Esclauzes, etc. ), et se relie aux monts du Cézalier ou monts du Luguet, groupe non volcanique unissant les monts Dore au Cantal. Les monts du Cézalier ont leur point culminant au signal du Luguet (1 555 mètres).

A l’est, les Monts Dore descendent jusqu’à l’Allier avec les vallées curieuses dont les torrents se nomment Couze ; au nord enfin, ils s’achèvent sur les plateaux de pâture très nus et très froids où commencent les monts Dôme.

Chaine des volcans d'Auvergne

Chaine des Volcans
(photo AB)

Les monts Dôme, sensiblement moins élevés que les Dore , ont pour cime la plus haute et la plus remarquable, la montagne qui a donné son nom au département, le Puy de Dôme (1 463 mètres), sur lequel existe un observatoire depuis 1876. Cette montagne conique, vraiment belle, vue de Clermont-Ferrand, qu’elle domine directement d’environ 1 100 mètres, a une origine volcanique comme les autres monts des Dôme. Les Dôme n’offrent nullement les caractères d’une chaîne ou ceux d’un massif fortement groupé ; ils se composent d’un grand nombre de pyramides volcaniques (ou cônes) plus ou moins aigus ou tronquées, - souvent creusées, au sommet, d’un cratère constituant une cavité infundibuliforme, - pyramides ou cônes que porte le plateau de prés de 1 000 mètres d’élévation qui s‘étend au nord-est du puy de Sancy. On compte environ 62 de ces cônes ayant cessé de lancer des matières volcaniques qui déversées autrefois par eux sur le plateau qu’ils dominent, se sont solidifiées et transformées en cheires, champs de laves d’une surface irrégulières, ayant rempli entièrement certaines vallées, et, dans d’autres, arrêté longtemps le cours des eaux qui, alors ont dû se frayer peu à peu un passage par l’érosion de l’obstacle. Parmi les cheires les plus remarquables, on cite surtout celles sorties du puy de Côme et du puy de Louchadière, pour aller se mettre en travers du courant de la Sioule à Pontgibaud ; celle du puy de Pariou, qui descendit, du côté opposé, vers Chamalières et Durtol, c’est à dire vers la plaine de Clermont-Ferrand ; celle du puy de la Nugère, ou cheire de Volvic, exploitée comme carrière de pierres ; celle de Royat, provenue du puy de Gravenoire ; celle qui, barrant le lit de la Veyre, a fait naître le lac d’Aydat et qu’ont vomie les puissants volcans de la Vache et de Lassolas, etc. Les puys les plus curieux, après le Puy de Dôme, sont : le puy de Côme, qui montre encore ses deux cratères concentriques ; le Puy de la Nugère, remarquable en ce qu’il y a plusieurs cratères ; le puy de Louchadière, dont le cratère a une profondeur de 160 mètres, et surtout les deux cratères jumeaux de la Vache et de Lassolas.

Les Dôme s’arrêtent à peu prés à la hauteur de Riom ; le plateau qui les porte cesse d’être hérissé de volcans éteints, il s’abaisse et va s’unir, par delà le cours encaissé de la Sioule, aux montagnes qui forment le relief de la Creuse et de l’Allier.

Les Dore et les Dômes occupent la partie du département à l’ouest de l’Allier ; les monts du Forez et les Bois-Noirs s’élèvent à l’est de cette grande rivière, et beaucoup plus loin d’elle, au delà même de la Dore, son affluent, sur la frontière du département de la Loire, et plus au nord, de celui de l’Allier.

Les monts du Forez séparent les eaux qui vont à la Loire de celles qui se rendent à l’Allier, son affluent ; sous ce rapport ils ressemblent aux monts Dôme, qui partagent aussi leurs cours d’eau entre deux rivières du même bassin, l’Allier et la Sioule , tandis que les monts Dore se divisent entre deux bassins différents, celui de la Loire par l’Allier, et celui de la Gironde par la Dordogne.

Cette chaîne granitique et à peu prés sans traces volcaniques, au moins sur le territoire du Puy de Dôme, a conservé d’assez belles forêts, tant en sapins qu’en autres essences. Elle a pour cime la plus élevée Pierre-sur-Haute, qui atteint 1 640 mètres d’altitude, soit prés de 250 mètres de moins que le puy de Sancy, 175 mètres de plus que le Puy de Dôme.

Les Bois-Noirs – leur nom indique suffisamment que de sombres forêts couvraient autrefois leurs flancs – sont un simple prolongement des monts du Forez dans la direction du nord-est. Ils n’ont perdu qu’en partie leurs vastes bois. Leur principal sommet, le Puy de Montoncelle (1 292 mètres) s’élève à la triple frontière du Puy de Dôme, de l’Allier et de la Loire.

Ainsi, vu de haut, le département du Puy de Dôme comprend :

  • à l’ouest un vaste plateau portant les volcans éteints des Dore et des Dômes

  • à l’est, une chaîne boisée un peu moins haute que les Dore, un peu plus haute que les Dômes, les monts du Forez, continués au nord-est par les Bois-Noirs

  • au milieu, une grande vallée, la Limagne, avec une grande rivière, l’Allier.

La Limagne a de tout temps été renommée pour sa fécondité, et, en effet, ses terres fortes et grasses, prodigues de moissons, portent des arbres superbes. Dans le nord du département cette plaine est très large (jusqu’à 20 kilomètres) ; dans le centre et le sud, à partir d’un point de la rivière situé à peu prés à la hauteur de Clermont-Ferrand, elle se rétrécit singulièrement et se transforme en une vallée n’ayant parfois qu’un à deux kilomètres de largeur, vallée fertile, extrêmement fraîche et remarquablement pittoresque ; l’Allier y roule des eaux rapides, tantôt au pied de hautes collines escarpées, dont quelques unes ont conservé les ruines de résidences féodales, tantôt au milieu de vertes prairies et de riches cultures. Sans être, la plus belle vallée de France, la Limagne a peu de rivales dans notre beau pays.

Le point le plus élevé du département du Puy de Dôme est de 1 886 mètres, le plus bas est l’endroit (286 mètres) où l’Allier qui vient de recevoir la Dore, passe définitivement dans le département auquel elle a donné son nom. La pente totale du département est donc de 1 618 mètres, ; en d’autres termes, il faudrait élever l’Allier, au point où elle quitte le Puy de Dôme, une tour de 1 618 mètres, c’est à dire vingt fois plus élevée que les flèches de la cathédrale de Clermont-Ferrand, pour atteindre l’altitude du Sancy.

 

 
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