
Composition
moyenne
du mieleau : 19%
glucose : 32%
fructose : 38%
maltose : 7%
saccharose : 2%
acides aminés : 1%
pollen, enzymes
et arômes : 1%
Et...40 000 mille vols environ
seront nécessaires à la production d1 kilo de miel. |
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Les enfants observent les ruches
vitrées avec curiosité et écoutent avec attention les explications de
lapicultrice qui a enfilé une combinaison, un masque et des gants pour se garantir
déventuelles piqûres. Munie dun enfumoir, elle pénètre dans un local
adapté où une ruche a été isolée. Rapidement, elle projette des bouffées de fumée
sur la construction avant de retirer les casiers remplis de miel. Les abeilles,
terrorisées, se sont prudemment repliées dans le bas de la structure.
Dans cette miellerie à vocation
pédagogique, située dans la région thiernoise (63) et qui fait partie de la vingtaine
dexploitations professionnelles du Puy de Dôme, les visiteurs peuvent découvrir de
visu la vie des abeilles et la fabrication du miel.
Ici, 200 ruches fournissent une
moyenne annuelle de 4 tonnes de miel à partir des 4 à 6 kms despace nécessaire à
la récolte de pollen. La production la plus typique de ce coin montagneux du département
est la miel de sapin.
"Quoi
que nous fassions, notre production de miel reste aléatoire", explique notre
apicultrice, "nous dépendons des conditions géo-climatiques, de la floraison et
de la bonne santé de la ruche. Il est impossible de maîtriser tous les éléments".
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Des
insectes étonnants
et une société très hiérarchisée
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Cette activité très ancienne a
beaucoup évolué grâce aux observations et aux expériences qui ont permis notamment de
déchiffrer le langage des insectes. On sait aujourdhui que les abeilles
"dansent" pour signaler un emplacement de récolte, un danger, des difficultés
rencontrées en chemin ou pour demander à être nettoyée ou massée par leurs
congénères
Une ruche se constitue autour de
trois castes dindividus : une reine, des faux-bourdons et des ouvrières.
La reine vit entre quatre à cinq
ans. Elle est exclusivement nourrie de gelée royale et joue un rôle prépondérant. En
effet, génération après génération, elle renouvelle la totalité de la population de
la ruche. Elle est fécondée une seule fois dans sa vie par un faux-bourdon dont les
spermatozoïdes suffiront à lensemble des pontes successives...
Les faux-bourdons dont le rôle se
limite à la reproduction, vivent une cinquantaine de jours environ
Le mâle
sélectionné meurt après laccouplement alors que les autres, devenus des bouches
inutiles, sont jetés hors de la ruche à la fin de lété. Pas de pitié dans cette
micro-société où seule compte la survie de lespèce et où aucune abeille ne
survit plus de deux ou trois jours hors de sa ruche !
Enfin, les ouvrières, inlassables
travailleuses, qui font office successivement de ménagères, de nourrices, de gardiennes,
de ventileuses, de cirières et de butineuses suivant leur âge et les besoins de la
colonie. Il ne faut pas sétonner si elles ne vivent quune quarantaine de
jours en été et 6 mois en hiver (période de repos où elles sont moins sollicitées à
lextérieur).
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De
belles
étrangères...Diverses
races dabeilles sont productrices de miel. Daprès les spécialistes, les
moyen-orientales seraient plus prolifiques et moins agressives (le soleil a du
bon !). Quoi quil en soit, on a assisté ces dernières années à une
italianisation du cheptel. |
Étonnant
n'est ce pas ?Les
fréquences de battement dailes dune abeille sont de 180 à 250 cycles
seconde.
Cest la substance olfactive
dégagée par la glande de Nasanoff qui permet aux abeilles de se reconnaître. |
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| L'intervention de
l'homme... |
Attention
aux couleurs
foncées !Curieusement
les teintes foncées excitent lagressivité des abeilles. Cest pour cette
raison que les vareuses des apiculteurs sont toujours claires. |
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Lhomme intervient
ponctuellement pour surveiller le processus de développement de la ruche, soigner les
maladies, optimisant ainsi la production de miel. Il joue un rôle essentiel dans la
préservation des abeilles et par voie de conséquences dans la reproduction des
végétaux pour laquelle la présence des insectes est lunique facteur de
pollinisation.
"Chaque colonie compte
environ quinze mille individus en hiver et cent mille en période de récolte"
continue notre apicultrice. "Nous nintervenons plus au moment où les
abeilles rentrent en semi-hibernation, entre le 15 octobre et le 15 avril."
Pour compléter la visite, une
exposition de ruches dorigines diverses permet de suivre lévolution des
constructions.
"Larchitecture
a beaucoup évolué, poursuit-elle, si le prélèvement du miel impliquait autrefois une
destruction des colonies, la construction des ruches permet maintenant de récupérer des
casiers mobiles sans risques pour leurs habitants".
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La
production de miel dans le Puy-de-Dôme
La production moyenne de miel
(professionnels et amateurs confondus) sur lensemble du Puy de Dôme est
denviron 230 000 kilos annuels pour quelques 24 000 ruches.
A. Marie Charpentier
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