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photos P.O
Origine latine PISELLUM, avant 1789
la commune faisait partie du diocèse de Saint-Flour.
On ne trouve que peu d'histoire de Peslières avant le XVIII ème
siècle . En 1740, le répartiteur des impôts note qu'il n'a pas
pu faire son travail car tous les habitants de la commune ont
quitté leur domicile pour chercher à vivre ailleurs à cause
d'un orage de grêle très violent. En 1745c'est une épizootie,
puis une autre vers 1765. D'après l'ouvrage de J.B BOUILLET dans
les années 1870 " L'agriculture seule occupe tous les bras
pendant un certain temps jusqu'aux semailles environ, ensuite, les
hommes valides émigrent pour travailler comme scieurs de long,
terrassiers quelque fois très loin de leur domicile.
L'agriculture a du mal à progresser, la principale cause étant
l'aridité du sol. Les terres chôment deux ans avant de donner de
nouvelles et faibles récoltes. L'arrosage des prairies se fait
difficilement car le terrain est trop pentu. Les habitants
nourrissent les bestiaux uniquement pour leur usage personnel. La
commune, à l'époque, n'est desservie que par des chemins
vicinaux, en mauvais état, bordés de ravins et précipices.
De nos jours le tableau n'est pas si noir. PESLIERES revit, toutes
les maisons se sont restaurées.
La commune est bien entretenue, et voit sa population doubler
l'été, car les résidences secondaires s'ouvrent, et les gîtes
ruraux sont occupés.
PESLIERES est un village ou il fait bon vivre, se reposer, se
ressourcer, ou simplement "prendre un grand bol d'air
pur" |


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La
petite église dédiée à SAINT JEAN BAPTISTE aurait été la
chapelle du "Seigneur du DRAC" début du XI ème
résidant à Châteauneuf hameau de Peslières. La femme du dit
seigneur venait prier dans l'église de Peslières en empruntant
un souterrain depuis sa résidence à Châteauneuf.
Cette église se remarque par une légère surélévation, haut
dessus des autres habitations, "malgré l'absence complète
de toutes superfluidités et même de décors nécessaire dans une
église, celle-ci est remarquable par sa propreté et sa bonne
tenue..."
Elle est à nef unique, de deux travées inégales, voûtées en
plein cintre avec doubleaux séparatifs. la première est très
courte, porte le clocher, la seconde, très large ouvre par deux
grandes arcades surbaissées sur deux chapelles symétriques (clef
de voûte et culots à têtes humaines). Surélevé d'une marche,
le chœur comprend une courte travée droite limitée par des
doubleaux et un hémicycle très étroit, et plus bas couvert d'un
cul de four qui communique au nord avec une pièce rectangulaire
voûtée d'un berceau longitudinal et symétriquement au sud avec
la sacristie. Sur la première travée, la porte méridionale est
en arc brisé.
Le clocher carré, appareillé dans sa partie
supérieure, et percé de baies géminée. Le bénitier, encastré
dans le mur est une ancienne mesure réutilisée. Au sud de
l'église se dresse une croix en lave avec l'inscription: PBC 1868
En sortant de l'église, gardant le monument aux morts, on peut
voir un canon souvenir de la guerre. Une prise de guerre offerte
à la commune en reconnaissance du nombre élevé de morts à la
grande guerre, cet obusier de marque autrichienne fabriqué en
1917 fut acheminé à BRASSAC LES MINES par chemin de fer, puis
attelé à 2 paires de vaches jusqu'à Peslières. En 1940 les
habitants effrayés démontèrent les roues sculptées, que l'on
n'a pas retrouvées à ce jour.
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